Comment assurer une relève entrepreneuriale au Québec? Le meilleur moyen : intéresser les plus jeunes, dès le primaire et le secondaire, au métier d'entrepreneur et aux valeurs entrepreneuriales.
Le Défi de l’entrepreneuriat jeunesse (www.defi.gouv.qc.ca) vise à favoriser le développement d’une véritable culture de l’entrepreneuriat au sein de la jeunesse québécoise et à en promouvoir les valeurs. Cette initiative du gouvernement du Québec est coordonnée par le Secrétariat à la jeunesse du ministère du Conseil exécutif.
Fidèle à l’esprit du projet éducatif du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, qui « veut notamment amener l’élève à entreprendre et à mener à terme des actions orientées vers la réalisation de soi et le plein engagement dans la vie sociale », le Défi de l’entrepreneuriat jeunesse a retenu l’objectif suivant : « Concevoir et diffuser, dans le cadre des programmes scolaires du primaire, du secondaire et du collégial, des outils de sensibilisation à l’entrepreneuriat1. »
Parmi les mesures retenues et financées par le Défi de l’entrepreneuriat jeunesse pour atteindre cet objectif figure le Portfolio de l’entrepreneuriat au secondaire. La réalisation de cette mesure a été confiée à deux organismes mandataires.
On a notamment demandé au premier d’entre eux, le Réseau québécois des écoles micro-entreprises environnementales, d’étendre au premier cycle du secondaire le concept de micro-entreprises environnementales déjà implanté au primaire.
Le second, la Fondation de l’entrepreneurship, a travaillé en collaboration avec la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys et l’organisme Jeunes Entreprises du Québec. Le mandat reçu? Produire un guide d’implantation du cours optionnel Lancement d’une entreprise, en concevoir le matériel pédagogique (guides du maître et de l’élève) et élargir ce concept de formation pour en faire un programme entrepreneuriat-études adapté aux parcours des premier et deuxième cycles du secondaire et de la formation professionnelle.
Les deux mandataires ont convenu d’unir leurs efforts afin de développer un portfolio présentant en détail divers scénarios d’implantation de la culture entrepreneuriale en milieu scolaire. Pour ce faire, ils ont fait appel à la participation de 38 établissements, de commissions scolaires et d’organismes voués à la promotion de l’entrepreneuriat à l’école. L’approche socioconstructiviste retenue visait à élaborer des stratégies susceptibles d’intéresser un grand nombre d’écoles secondaires québécoises.
Le Portfolio de l’entrepreneuriat au secondaire est un outil destiné aux directions d’école, aux enseignants et aux professionnels des services éducatifs complémentaires. Les lecteurs trouveront divers outils, conçus à l’origine pour faciliter l’élaboration des expérimentations dans les écoles participantes. Ils y prendront également connaissance des moyens retenus pour choisir ces écoles, les accompagner et les soutenir. On exposera aux lecteurs les fondements pédagogiques qui sous-tendent le développement d’une culture entrepreneuriale à l’école, liés notamment à l’introduction du nouveau curriculum d’études. Puis, constatant que l’entrepreneuriat interpelle l’école dans de nombreux pays, confrontés comme nous à divers défis d’ordre social et économique notamment, un chapitre présentera l’état de la situation du développement de la culture entrepreneuriale en milieu scolaire, au Québec et ailleurs dans le monde. Les lecteurs trouveront enfin des exemples concrets de manifestations de la culture entrepreneuriale au secondaire, susceptibles d’être adaptés à leur propre milieu. Les réalisations entrepreneuriales des écoles, commissions scolaires et organismes partenaires sont en effet mises en valeur dans un chapitre qui rend compte du projet éducatif et du plan de réussite de chacun, ainsi que des orientations, démarches d’élaboration et réalisations des classes participantes. Au terme du document, le Secrétariat à la jeunesse précise les suites qui seront données au Portfolio dans le prolongement du Défi de l’entrepreneuriat jeunesse (2007-2009).
Les mandataires de l’élaboration du Portfolio de l’entrepreneuriat au secondaire – le Réseau québécois des écoles micro-entreprises environnementales (RQEMEE) et la Fondation de l’entrepreneurship – ont voulu, dès le départ, compter sur la participation d’un grand nombre d’écoles, en vue de proposer au réseau de l’éducation de multiples possibilités d’application de l’entrepreneuriat. Certaines écoles se sont engagées individuellement tandis que d’autres se sont associées à un projet coordonné par une commission scolaire ou un organisme partenaire. Dix-neuf projets éducatifs ont ainsi été élaborés et expérimentés. Ce n’est qu’en 2005-2006 et 2006-2007 que la plupart des écoles ont pu véritablement mettre leurs projets en branle. Environ 2 700 élèves ont pris part aux expérimentations.
Quatre critères ont encadré l’adhésion des écoles au Défi de l’entrepreneuriat jeunesse. Premier critère, la direction de chaque école devait assumer le leadership pédagogique du projet. Cette condition préalable s’appuyait sur l’expérience menée depuis une dizaine d’années par le RQEMEE, au sein duquel le projet éducatif entrepreneurial repose sur les décisions pédagogiques et administratives des directions d’école. L’arrivée en cours de projet d’une direction inexpérimentée ou indifférente aux objectifs éducatifs de l’entrepreneuriat remet en effet souvent en question son existence même et le soutien fourni à l’équipe-école. C’est pourquoi il est important de compter sur une direction pleinement investie dans le projet.
Deuxième critère, on favorisait la participation, dans chaque école, d’enseignants mais aussi d’autres professionnels, notamment du conseiller d’orientation et du conseiller pédagogique. Réunies, ces ressources disposent de compétences diverses permettant à l’élève d’explorer la portée du domaine général de formation (DGF) Orientation et entrepreneuriat sous ses trois axes de développement : conscience de soi, de son potentiel et de ses modes d’actualisation; appropriation des stratégies liées à un projet; connaissance du monde du travail, des rôles sociaux, des métiers et des professions.
Troisième critère, les projets devaient s’adresser à diverses clientèles de la formation générale et appliquée, des premier et deuxième cycles du secondaire ainsi que du secteur de la formation professionnelle. De même, ils devaient se déployer à l’intérieur de la grille-horaire et par conséquent éviter les activités parascolaires abondamment répandues dans les écoles québécoises.
Enfin, quatrième critère, chaque école devait participer aux rencontres provinciales organisées en vue d’approfondir la compréhension du Programme de formation de l’école québécoise (PFEQ), du DGF Orientation et entrepreneuriat et des fondements pédagogiques qui sous-tendent le développement d’une culture entrepreneuriale à l’école. Ces rencontres, tenues deux fois l’an, permettaient aussi de suivre l’évolution des expérimentations en cours et de préparer la rédaction du portfolio.
Plusieurs avenues ont permis de recruter les écoles. Des invitations ont parfois été lancées à partir de relations déjà établies dans certaines commissions scolaires. Le plus souvent, les démarches se sont faites dans des localités où des expériences étaient déjà vécues au primaire, notamment auprès d’écoles membres du RQEMEE, car le passage primaire-secondaire constitue depuis longtemps une préoccupation de ce dernier. Dans d’autres cas, des écoles informées de l’existence du projet ont manifesté leur intérêt d’adhérer à l’expérimentation.
Les écoles participantes sont situées dans dix régions administratives du Québec : Bas-Saint-Laurent, Saguenay–Lac-Saint-Jean, Capitale-Nationale, Mauricie, Montréal, Outaouais, Chaudière-Appalaches, Lanaudière, Montérégie et Centre-du-Québec. Elles se différencient par leur nombre d’élèves, leur indice de défavorisation, leur projet éducatif ainsi que leur culture éducative et organisationnelle. La pluralité des milieux en cause semble avoir constitué un terreau fertile à des applications diverses. Celles-ci pourront assurément convenir au plus grand nombre d’écoles secondaires désireuses d’introduire, à leur tour, des stratégies pédagogiques entrepreneuriales.
Tableau 1 : Établissements, commissions scolaires, organismes et régions administratives
Établissements et organismes Commissions scolaires Régions administratives Académie les Estacades Commission scolaire du Chemin-du-Roy Mauricie (04) Centre de formation professionnelle des Riverains Commission scolaire des Affluents Lanaudière (14) École secondaire de l’Odyssée Commission scolaire des Affluents Lanaudière (14) École secondaire Félix-Leclerc Commission scolaire des Affluents Lanaudière (14) École secondaire Léopold-Gravel Commission scolaire des Affluents Lanaudière (14) Châteauguay Valley Regional High School / École secondaire régionale Châteauguay Valley New Frontiers School Board / Commission scolaire New Frontiers Montérégie (16) Commission scolaire de la Capitale École secondaire La Camaradière Commission scolaire de la Capitale Capitale-Nationale (03) École secondaire l’Odyssée Commission scolaire de la Capitale Capitale-Nationale (03) École secondaire Roger-Comtois Commission scolaire de la Capitale Capitale-Nationale (03) École secondaire Vanier Commission scolaire de la Capitale Capitale-Nationale (03) Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys et Jeunes Entreprises du Québec (JEQ) École secondaire Dalbé-Viau Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys Montréal (06) École secondaire Dorval-Jean XXIII Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys Montréal (06) École secondaire Marcellin-Champagnat École privée Montérégie (16) École secondaire Saint-Laurent Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys Montréal (06) Collège d’informatique et d’administration Verdun-LaSalle Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys Montréal (06) École polyvalente Jonquière Commission scolaire De La Jonquière Saguenay–Lac-Saint-Jean (02) École secondaire Curé-Hébert Commission scolaire du Lac-Saint-Jean Saguenay–Lac-Saint-Jean (02) École secondaire de Chambly Commission scolaire des Patriotes Montérégie (16) École secondaire de l’Aubier Commission scolaire des Navigateurs Chaudière-Appalaches (12) École secondaire des Chutes Commission scolaire de l’Énergie Mauricie (04) École secondaire des Montagnes Commission scolaire des Samares Lanaudière (14) École secondaire du Rocher Commission scolaire de l’Énergie Mauricie (04) École secondaire Jean-Gauthier Commission scolaire du Lac-Saint-Jean Saguenay–Lac-Saint-Jean (02) École secondaire Les Compagnons-de-Cartier Commission scolaire des Découvreurs Mauricie (04) École secondaire Polybel Commission scolaire des Patriotes Montérégie (16) École secondaire Vanier Commission scolaire de la Capitale Capitale-Nationale (03) Jeunes Entreprises du Québec métropolitain (JEQM) Polyvalente Jonquière Commission scolaire de la Jonquière Saguenay-Lac-Saint-Jean (02) École secondaire Beaurivage Commission scolaire des Navigateurs Chaudière-Appalaches (12) École secondaire de la Courvilloise Commission scolaire des Premières-Seigneuries Capitale-Nationale (03) École secondaire les Etchemins Commission scolaire des Navigateurs Chaudière-Appalaches (12) École secondaire Jean-Gauthier Commission scolaire du Lac-St-Jean Saguenay-Lac-Saint-Jean (02) École secondaire Louis-Jobin Commission scolaire de Portneuf Capitale-Nationale (03) École secondaire Mont-Bénilde École privée Centre-du-Québec (17) École secondaire Mont Saint-Sacrement École privée Capitale-Nationale (03) École secondaire Nicolas-Gatineau Commission scolaire des Draveurs Outaouais (07) École secondaire Saint-Paul Commission scolaire de la Côte-du-Sud Chaudière-Appalaches (12) Juvénat Notre-Dame du Saint-Laurent École privée Chaudière-Appalaches (12) Polyvalente Armand Saint-Onge Commission scolaire des Monts et Marées Bas-Saint-Laurent (1) Polyvalente La Samare Commission scolaire des Bois-Francs Centre-du-Québec (17) Séminaire des Pères Maristes École privée Capitale-Nationale (03) Polyvalente de La Baie Commission scolaire des Rives-du-Saguenay Saguenay–Lac-Saint-Jean (02) Québec High School / École secondaire Q.H.S. Central Québec School Board / Commission scolaire Central Québec Capitale Nationale (03)
Pour mener à bien les projets, le directeur des projets pédagogiques de la Fondation de l’entrepreneurship et du RQEMEE, Denis Morin, a soutenu les équipes-écoles en expérimentation. Reconnue pour son expérience dans la création et l’accompagnement de projets entrepreneuriaux au primaire, dans la direction d’établissements scolaires de même que dans la conduite du renouveau pédagogique, cette personne relevait des deux organismes mandataires. Elle a reçu un mandat de coordination, qui consistait à soutenir chaque établissement par l’organisation de rencontres d’appropriation, la conception d’outils de planification et d’évaluation et l’accompagnement des enseignants et professionnels concernés. Le coordonnateur avait aussi la responsabilité d’organiser les deux rencontres provinciales annuelles et de s’assurer de la concertation des écoles participantes dans l’élaboration du portfolio.
Pour soutenir les écoles dans l’exercice d’appropriation et de concertation, on a aussi fait appel, au moment des rencontres provinciales, à l’expertise de monsieur Paul Inchauspé, commissaire aux États généraux sur l’éducation et président du Groupe de travail ministériel sur la réforme du curriculum d’études du primaire et du secondaire. Sa collaboration a permis une analyse réflexive sur les projets en cours et de nombreuses prises de conscience relatives aux enjeux éducatifs en cause, au leadership pédagogique, aux stratégies pédagogiques retenues selon les cultures éducatives et les modalités organisationnelles des écoles. Sa contribution prend aussi effet dans la présentation d’un chapitre qui porte sur le développement de la culture entrepreneuriale et le nouveau curriculum d’études.
Tenues à l’automne et au printemps de chaque année visée par le plan triennal, les rencontres provinciales ont réuni les directions des écoles participantes, des enseignants, des conseillers d’orientation, des conseillers pédagogiques, des éducateurs spécialisés et des intervenants des commissions scolaires et organismes partenaires.
Le contenu des sept rencontres provinciales visait à répondre aux besoins exprimés par les écoles. Le partage d’idées quant aux réalités de chaque milieu a permis de dégager les particularités de chaque école et d’envisager les projets en conséquence. Les rencontres ont permis également de mieux comprendre la portée du DGF Orientation et entrepreneuriat et le rôle de chaque intervenant (enseignants, conseillers d’orientation et conseillers pédagogiques, directions) dans l’exploration de ses axes de développement. Les synthèses présentées par Monsieur Paul Inchauspé ont fourni aux participants des occasions de questionnement et des temps de réflexion. Il a été notamment question des enjeux présents dans chaque milieu, des particularités de chacun des projets, de la place accordée aux élèves dans leur élaboration, leur réalisation et leur évaluation, de l’accueil réservé aux projets par les autres membres du personnel, des ressources disponibles, des perspectives d’avenir. À plusieurs reprises, les participants ont constaté que le modèle organisationnel du secondaire comporte des obstacles auxquels il faudra apporter des solutions (horaires, tâches, travail d’équipe, ressources financières, allègements, ressources matérielles, entre autres).
L’accompagnement des écoles a été défini en fonction des besoins exprimés par chacune. Certaines directions d’école ont souhaité que tout leur personnel soit, au préalable, sensibilisé aux aspects qui touchent la mise en place de l’entrepreneuriat à l’école. Une présentation PowerPoint, intitulée Le rôle de l’école dans le renforcement de la culture entrepreneuriale au Québec a été préparée pour l’occasion, et le plus souvent livrée lors d’une demi-journée pédagogique. Cette présentation des fondements de l’entrepreneuriat scolaire fait état des grands enjeux du XXIe siècle, des réflexions et actions de nombreux pays, du construit qui a mené à l’intégration du DGF Orientation et entrepreneuriat dans le PFEQ et des réalités entrepreneuriales actuelles au primaire et au secondaire. Le travail du coordonnateur a consisté ici à présenter l’entrepreneuriat comme une réponse aux besoins sociaux et environnementaux mais aussi comme un outil de développement du Québec et de ses régions. Avant toute chose, il a parlé aux écoles de la nécessité de cultiver un entrepreneuriat sociétal qui vise le développement de la personne et de ses qualités entrepreneuriales – l’autonomie, la responsabilité, la créativité, la solidarité, la confiance en soi, le leadership, notamment, peu importe le rôle qu’elle sera appelée à jouer plus tard.
Cette première rencontre de sensibilisation a souvent permis de composer un noyau d’intervenants désireux de poursuivre la réflexion. Chaque école y a trouvé ses propres motivations. Certaines ont choisi de consolider des projets déjà existants, de les bonifier ou de les étendre à de nouvelles clientèles. D’autres écoles, en réflexion sur les meilleures stratégies à déployer afin de répondre plus efficacement aux besoins de leur clientèle, ont vu dans l’entrepreneuriat des possibilités de motiver davantage les élèves. Enfin, pour certains établissements, convaincus que l’école a un rôle à jouer dans la préparation des jeunes et dans le développement local et régional de leur milieu, le projet a donné lieu à une redéfinition du projet éducatif. Les écoles exposent les démarches qu’elles ont réalisées pour élaborer leurs projets et les mettre en œuvre dans un chapitre consacré à cet effet dans le Portfolio.
Des écoles ont été visitées à plusieurs reprises pendant toute la durée du plan triennal. Il a été possible de suivre l’évolution des projets et de répondre aux demandes ponctuelles des intervenants. La longue période de turbulence connue par le réseau de l’éducation lors des négociations sur l’équité salariale et le renouvellement des conventions collectives a ralenti les expérimentations pendant une année et demie. Dans certaines écoles, les projets mis en place avant cette période et inscrits dans le projet éducatif n’ont pas connu de ralentissement significatif. Dans d’autres écoles par contre, les expérimentations ont été suspendues et il a fallu attendre le règlement du conflit pour les redémarrer.
La progression des projets dans les écoles s’est donc faite à des vitesses variables. Le leadership pédagogique de la direction d’école s’avère essentiel à l’implantation du renouveau que sous-tend la mise en œuvre de projets d’entrepreneuriat. Quand cette condition est pleinement réalisée, les projets sont mieux définis, les intervenants sont davantage accompagnés, outillés et motivés. Comme on compte alors aussi un nombre plus important de projets, répondant à divers profils, davantage d’élèves ont la chance de s’y engager. Pendant la durée du plan triennal, de nombreux changements d’affectation aux postes de direction des écoles ont rendu les milieux scolaires instables. Notre soutien a été nécessaire pendant les périodes de transition. Il faut souligner ici que la continuité, en ce qui concerne la direction de l’école mais également ses différents intervenants (enseignants, conseillers d’orientation, conseillers pédagogiques, par exemple) est un facteur déterminant dans le succès de la mise en place de stratégies pédagogiques entrepreneuriales.
Pour permettre la participation des écoles aux rencontres provinciales et faciliter la libération des intervenants participant à l’élaboration, à la réalisation et à l’évaluation des projets, on a accordé à chaque école une allocation annuelle d’expérimentation de 2 000 $. Cette modeste somme s’est ajoutée aux ressources que chacune des écoles et commissions scolaires ont réservées au soutien des projets et à l’accompagnement des intervenants.
Le soutien du coordonnateur a aussi permis de répondre aux besoins des écoles en ce qui a trait à la conception d’outils pédagogiques. Ces besoins sont grands et le matériel pédagogique est presque inexistant. Certains outils conçus pour faciliter l’accompagnement des groupes en projet se retrouveront dans le Portfolio dont Situations complexes d’apprentissage en entrepreneuriat au secondaire, Grille d’appréciation d’un projet entrepreneurial, Grilles d’observation des qualités entrepreneuriales et Plan d’élaboration d’un projet entrepreneurial.
Les écoles, commissions scolaires et organismes partenaires qui ont pris part à l’élaboration du Portfolio n’ont pas la prétention d’être les meilleurs dans le développement de la culture entrepreneuriale à l’école. De nombreux enseignants de partout au Québec réalisent de formidables projets encouragés par la Mesure de sensibilisation à l’entrepreneuriat du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport. Des dizaines de projets entrepreneuriaux sont aussi salués chaque année lors du Concours québécois en entrepreneuriat. C’est donc avec modestie qu’elles apportent leur contribution à la réflexion qui entoure la place de l’entrepreneuriat au secondaire.
Pour faire plus et autrement, on a choisi ici de présenter les projets dans leur environnement éducatif respectif. Pour le bénéfice des lecteurs, il est apparu fondamental de les inscrire dans leur contexte propre (renseignements sur l’école, son projet éducatif, son plan de réussite et ses orientations) et de décrire les conditions dans lesquelles les projets ont pris naissance (le processus de consultation, l’adhésion du personnel et les étapes d’élaboration, notamment).
De cette façon, les écoles intéressées pourront s’inspirer de projets qui correspondent à leur réalité, y reconnaissant des éléments qui s’apparentent à la culture éducative et organisationnelle de leur propre établissement.
Le Portfolio de l’entrepreneuriat au secondaire sera livré au ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport à l’automne 2007. Un projet de diffusion est actuellement en préparation et, dans le prolongement du Défi de l’entrepreneuriat jeunesse, nous souhaitons que les projets en cours soient poursuivis et bonifiés et que de nouvelles écoles s’ajoutent aux expérimentations.
Pour en savoir davantage sur le Portfolio de l’entrepreneuriat au secondaire et sur les autres actions menées dans le cadre du Défi de l’entrepreneuriat jeunesse, vous êtes invités à consulter le site du Défi à www.defi.gouv.qc.ca ainsi que le site www.inforoutefpt.org/entrepreneuriat