Survol des résultats
Les bonnes nouvelles
- Le Québec compte moins de fermetures (5,9 %) que le reste du Canada (7,5 %);
- Des perspectives de croissance, en termes d’emplois, supérieures chez les démarcheurs et propriétaires du Québec que dans le reste du Canada ; en plus d’être moins nombreux à vouloir travailler seuls dans leur entreprise;
- Plus d’un entrepreneur sur deux manifeste la volonté de croître et 40 % prévoient investir en innovation;
- Le ratio exportation du reste du Canada / exportation du Québec est moins élevé chez les démarcheurs (1,3) que chez les propriétaires (1,7). La barrière de la langue serait-elle moins importante chez les démarcheurs québécois? Ou bien, serait-ce que les démarcheurs soient beaucoup plus optimistes quant aux perspectives d’exportation par rapport à la réalité observée chez les propriétaires d’entreprise?
- Les réseaux d’affaires et de proximité, la famille et les amis sont des acteurs de premier plan dans l’apprentissage des entrepreneurs et même, dans le montage de leur financement.
Les éléments à surveiller et à améliorer
- L’écart entre le Québec et le reste du Canada se creuse quant aux intentions d’entreprendre. De 2009 à 2010, l’augmentation est d’environ 10 % au Québec et de 88 % ailleurs au Canada, intentions qui étaient déjà plus importantes dans le reste du Canada;
- En ce qui a trait aux propriétaires d’entreprise, l’écart demeure pratiquement stable entre le Québec et le reste du Canada (environ deux fois moins de propriétaires au Québec), et ce, malgré des fermetures plus nombreuses ailleurs au Canada. En d’autres termes, le reste du Canada compense ses fermetures plus importantes par un plus grand dynamisme de ses propriétaires d’entreprise. Le Québec ferme moins d’entreprises, mais, en revanche, il en crée et en possède moins également;
- La confiance des Québécois en leur capacité et leur compétence à entreprendre a régressé pendant la décennie 2000 (indice à 53,5 % en 2001 et à 47,5 % en 2010) selon les données du GEM;
- Plus de nouveaux démarcheurs au Québec (63,7 % des démarcheurs en sont à leur première expérience de création d’entreprise) que dans le reste du Canada (53,7 %), une inexpérience qui peut justifier le fait que les intentions et les démarches de création des Québécois soient plus longues à se concrétiser;
- 71,0 % des démarcheurs choisissent de créer une entreprise de toutes pièces au Québec et 19,8 % de relever ou d’acquérir une entreprise existante. Ailleurs au Canada, on trouve plus de créateurs (80,7 % chez les démarcheurs) et moins de releveurs/acquéreurs (9,7 % toujours chez les démarcheurs);
- Moins d’entrepreneurs en série au Québec qu’ailleurs au Canada : cette situation s’observe autant chez les démarcheurs que chez les propriétaires dirigeants d’entreprise;
- Des entrepreneurs actuels et en devenir moins riches au Québec… Pour plusieurs, l’entrepreneuriat semblerait encore perçu comme une façon de s’en sortir alors qu’il peut pourtant permettre de bien gagner sa vie;
- Près d’un entrepreneur sur deux admet avoir de la difficulté à se procurer les ressources essentielles à la croissance (surtout financières et humaines);
- 17,9 % des propriétaires dirigeants d’entreprises au Québec exportent et 24,9 % des démarcheurs envisagent de le faire ; des proportions bien inférieures au reste du Canada. Nos entrepreneurs se limitent souvent à un marché plus local et passent ainsi à côté d’opportunités d’affaires et de croissance externes;
- Les démarcheurs sont deux fois plus nombreux à avoir eu recours aux organismes gouvernementaux dans les cinq dernières années (23,1 % au Québec comparativement à 10,0 % dans le reste du Canada).
À propos du sondage
Le rapport Qu’est-ce que les entrepreneurs québécois ont dans le ventre (2010)? a été réalisé au moyen d’un sondage Internet auprès d'un échantillon de Canadiens et Canadiennes âgé(e)s de 18 ans ou plus et pouvant s'exprimer en français ou en anglais. Les répondants sont issus du panel d’internautes de Léger Marketing qui couvre l’ensemble du Canada.
La collecte des données s’est déroulée du 2 au 25 mars 2010 et la durée moyenne du questionnaire était d’environ 16 minutes.
Le sondage a été réalisé auprès de 2 736 répondants, dont 1 428 au Québec et 1 308 dans le reste du Canada, incluant les travailleurs autonomes. Pour établir les incidences aux différentes catégories entrepreneuriales au début du sondage, 11 996 répondants ont été initialement sondés, dont 7 612 au Québec et 4 384 dans le reste du Canada.
À l’aide des données de Statistique Canada, les résultats ont été pondérés selon les provinces, le sexe, l’âge, la scolarité et la langue parlée à la maison afin de rendre l’échantillon représentatif de l’ensemble de la population adulte du Canada.
En tant que membre certifié sceau d’or de l’Association de recherche et d’intelligence marketing (ARIM) du Canada, le sondage, effectué par Léger Marketing, a été mené dans le plus grand respect de l’ensemble des standards de qualité et des règles d’éthique de l’ARIM et d’ESOMAR.