Indice entrepreneurial québécois 2013

Les entrepreneurs du Québec font-ils preuve d’audace?

Depuis 2009, la Fondation de l'entrepreneurship (Fondation) produit, en collaboration avec la Caisse de dépôt et de placement du Québec et Léger Marketing, l’un des plus importants sondages sur les entrepreneurs québécois réalisé à ce jour, l’Indice entrepreneurial québécois (Indice).

En 2013, l’Indice s’est penché sur les ambitions que peuvent avoir nos entrepreneurs quant à la croissance de leur entreprise ainsi que l'importance vouée à l'innovation, en plus de dresser un portrait du dynamisme entrepreneurial québécois. En dépit d'une position moins enviable par rapport à celle du reste du Canada, il n'empêche que le Québec recèle d'entrepreneurs pour qui l'innovation rime avec croissance et dont le potentiel entrepreneurial est bien présent. Mentionnons également que les Québécois admirent les entrepreneurs et croient en l’entrepreneuriat comme vecteur de prospérité économique.

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Survol

Indicateurs du dynamisme entrepreneurial

Dans l’ensemble, en 2013, les principaux résultats du dynamisme entrepreneurial au Québec sont généralement inférieurs à ceux obtenus dans le RDC. | Toutefois, certains indicateurs évoluent positivement et l’écart défavorable du Québec avec le RDC demeure stable par rapport à 2012.

Les intentions de se lancer en affaires (14,8 %) dénotent un potentiel pour la création d’entreprises dans les années à venir, au Québec :

  • Le pourcentage chez les jeunes est encourageant avec près du double de celui de la population totale (18 ans et plus) ;
  • Le taux d’intention global demeure toutefois inférieur à celui du RDC (21,2 %) ;
  • Les démarches en vue de démarrer une entreprise (6,3 %), un peu faibles, indiquent que les intentions ne se répercutent pas suffisamment en actions concrètes.

Les individus qui font des démarches en vue de créer (ou reprendre) une entreprise au Québec sont beaucoup plus nombreux que dans le RDC à identifier les programmes gouvernementaux comme source de financement potentiel, alors que l’inverse prévaut en ce qui concerne l’utilisation de capitaux personnels. | Le réflexe de recourir à l’État plutôt qu’à d’autres sources semble toujours bien ancré au Québec, une stratégie discutable.

L’option de reprendre une entreprise (et d’en assurer la continuité) est nettement inférieure à celle d’en créer une de toutes pièces chez les entrepreneurs potentiels. | Le choix sans équivoque est préoccupant sachant que près du tiers des propriétaires d’entreprise veulent prendre leur retraite d’ici les 10 prochaines années.

Le taux de propriétaires d’entreprise au Québec (11,4 %) est inférieur à celui du RDC (16,3 %), mais il semblerait s’amoindrir par rapport à 2012, une bonne nouvelle. | Les propriétaires d’entreprise du Québec ont de l’expérience en affaires, un savoir à réinjecter auprès de la relève entrepreneuriale.

Investissements de départ et croissance envisagée

Les investissements totaux requis pour se lancer en affaires par les propriétaires d’entreprise actuels sont en grande majorité compris entre 0 et 100 000 $, une indication que l’entrepreneuriat serait à la portée financière de ceux qui veulent faire le saut.

Les entrepreneurs qui visent la croissance de leur entreprise au cours des trois prochaines années sont moins nombreux au Québec (32,8 %) par rapport à ceux du RDC (44,2 %), une situation préoccupante.

La présence actuelle des propriétaires du Québec sur les marchés internationaux est similaire à celle du RDC. | Les autres, ceux qui n’y sont pas, sont cependant deux fois moins nombreux à entretenir l’ambition d’être actifs à l’international, un jour (QC : 15,2 % ; RDC : 31,6 %).

Perspectives d’innovation

Dans l’ensemble, les entrepreneurs québécois accordent de l’importance à la dimension de l’innovation pour leur entreprise, une bonne nouvelle. Toutefois, ils l’affirment avec un peu moins de force que ceux du RDC. | Les propriétaires d’entreprise du Québec entretiennent parfois des réserves quant à l’importance de l’innovation (selon le secteur, le marché, etc.).

Le tiers des propriétaires d’entreprise au Québec prévoient investir des ressources financières afin d’innover au cours de la prochaine année, peu importe la forme que prendrait l’innovation (produit, procédé, etc.). | La situation financière de l’entreprise ainsi que l’absence d’intention favorable constituent les principaux freins à l’innovation.

Perception de l’entrepreneur et de l’entrepreneuriat

La population du Québec perçoit l’entrepreneur et l’entrepreneuriat très positivement, et ce, de façon plus marquée que dans le RDC. | La population admire les entrepreneurs, entre autres parce que ce sont des gens passionnés.

Les indicateurs de capacité, de situation financière et de réseau sont à surveiller au Québec :

  • Le pourcentage d’individus qui s’estiment compétents et capables de se lancer en affaires est un peu faible (36,1 %) ;
  • Les individus jugent en forte majorité que leur situation financière ainsi que leur réseau de contacts ne leur permettraient pas de se lancer en affaires.


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